Bonjour,

petite tradition avec Audrey et June, nous revoici pour notre lecture commune des aventures de SHERLOCK HOLMES. Petit à petit notre lecture avance. J'aime cette expérience car nous prenons notre temps et faisons en fonction des obligations de chacune sans jamais se mettre la pression. La vie nous rappelle parfois à l'ordre et reporte les parutions des chroniques mais ce n'est pas grave, le plaisir reste ainsi intact. Je recommande ce genre de lecture si comme moi vous n'êtes pas rapide ainsi vous ne vous sentez pas obligé de vite lire, vite finir, vite écrire.

Jusque là je refusais les lectures communes justement à cause du poids de l'obligation de lire un certain nombre de pages en un temps minimum. Une nouvelle à lire en un mois,voir plus, voilà un rythme qui me convient parfaitement et j'en remercie mes deux "partenaires". Voilà l'introduction étant finie passons à la nouvelle du jour.

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LES CINQ PÉPINS D'ORANGE de Sir Arthur CONAN DOYLE, 34 pages. Tombée dans le domaine public vous pouvez télécharger l'e-book gratuitement.

Résumé: Un jeune homme, John Openshaw, vient supplier Sherlock Holmes de l'aider à déjouer une implacable vengeance dont il est la victime. John Openshaw est en effet persuadé qu'une dangereuse société secrète ultraviolente, le Ku Klux Klan, veut sa mort. Tout cela pour une sombre histoire de famille qui implique son oncle, planteur en Floride... Sherlock Holmes et le Docteur Watson résoudront-ils cette sombre énigme dans laquelle un homme risque sa vie ? (trouvé sur AMAZON).

Résumé: John OPENSHAW vient voir HOLMES et WATSON pour leur raconter l'histoire de son oncle Elias, riche homme d'affaire ayant fait fortune aux ÉTATS-UNIS et revenu vivre en ANGLETERRE. Celui-ci reçoit un jour une mystérieuse lettre contenant 5 pépins d'orange avec pour seule indication les lettres KKK écrits en rouge dans l'enveloppe. Il fut retrouvé mort quelques temps plus tard noyé dans une mare de 2 pieds de profondeur. Le père du jeune homme hérita de la maison et reçu lui aussi cette mystérieuse lettre et connut le même destin funeste. C'est maintenant à John de recevoir cette même missive...

Verdict: dans le résumé fourni par AMAZON, il n'y a même plus de suspens, de nos jours tout le monde connaît le KU KLUX KLAN et comprend dès le début que les fautifs ne sont autres qu'eux. Ils avaient la manie d'envoyer des pépins de fruits, des feuilles de chêne... comme avertissement avant de perpétrer leurs crimes raciaux. Leur nom vient du bruit que fait une arme quand on la charge. Nom très bien choisi pour ce groupuscule dont les crimes multiples et surtout haineux se sont étalés dans les journaux depuis des décennies. Essentiellement violents à forte connotation raciale, ils se perpétraient aussi contre toute personne les ayant trahis ou trompés comme c'est le cas ici.

L'oncle de John a perpétré un acte qu'ils jugent inadmissible. D'une missile reçue des INDES vient le malheur. Celui-ci en essayant de fuir la mort va agir de façon irréfléchie et mener sa famille à la destruction.

Comme à notre époque on connaît bien le KU KLUX KLAN, il n'y a pas de grande surprise, peut-être à savoir pourquoi les lettres sont oblitérées dans des lieux si différents mais la solution est assez évidente.

Outre l'affaire qui pour moi n'a aucune saveur, j'ai pour ma part détesté la fin. Sans être fleur bleue j'aurais aimé que HOLMES fasse preuve de diligence et arrive à résoudre cette affaire sans plus de sang versé. Hélas l'auteur choisit un autre dénouement et le relate de façon précipitée. Une impression de vite fait mal fait en ressort.

Au final, c'est loin d'être une nouvelle que j'ai apprécié et j'en ressors assez dépitée. Une fin assez décevante que j'aurais presque imaginée plus rocambolesque. Un titre qui promettait du mystère mais une histoire qui s'avère bien banale. Je pense qu'à l'époque où elle est sortie cette nouvelle s'est révélée bien plus étonnante et mystérieuse qu'elle ne l'est actuellement. Les méchants s'en sortent, enfin presque un doute plane à la fin mais il est sûr qu'ils ne seront pas punis par la justice des hommes.

Jusque là j'avais applaudis à la modernité des textes de Sir Arthur CONAN DOYLE. Je pense qu'on est ici dans une de ses restrictions avec les connaissances bien plus poussées qu'à l'époque. De plus la façon de vivre des personnages m'a laissée dubitative. Un jeune homme vit avec son oncle alors que son père semble n'avoir aucun soucis particulier. La seule raison évoquée succinctement est que l'oncle s'est pris d'affection pour lui (et sa grande richesse a dû aider au choix aussi) mais on a l'impression en lisant que c'est normal voir naturel. J'aurais aimé avoir plus d'explications sur ce choix assez atypique.

Le seul point positif est l'humanité dont fait preuve HOLMES dans cette affaire. On sent rapidement qu'il éprouve de l'affection pour John et qu'il veut tout faire pour le sauver. Après les choix qu'il fait sont plus que discutable. Il sait la vie du jeune homme en danger mais lui dit de retourner chez lui. Je suis assez perturbée car il ne lui propose pas de rester à BAKER STREET ou même de l'accompagner ou au pire (je suis méchante là en disant cela car c'est loin d'être la pire des solutions) de lui proposer WATSON comme garde du corps. Je crois que c'est aussi une des raisons pour lesquelles je n'ai pas aimé. D'un côté HOLMES nous émeut par son empathie mais d'un autre il m'a déçue par ses choix.

Je recommande pour le bonheur chaque fois affirmé de retrouver notre duo d'enquêteurs. Une histoire à lire juste pour le plaisir de voir HOLMES résoudre l'affaire sans s'attendre à des révélations grandiloquentes.

Voici ce qu'en pense Audrey:

The Five Orange Pips, Sir Arthur Conan Doyle

Pour rappel, avec Florence du blog Satoru Kudo et June du blog June&Cie, nous avons décidé de réaliser une lecture commune de l'intégrale des aventures de Sherlock Holmes. Vous pourrez donc retrouver, chaque mois, nos avis respectifs sur un roman ou une nouvelle de l'auteur.

http://lightandsmell.wordpress.com

Et June:

The Five Orange Pips : Quand l’orange sent le sapin !

Résumé. Format : Nouvelle. Parution : novembre 1891 dans le Strand Magazine. Par une nuit de violente tempête où le vent et la pluie se déchaîne sur Londres, un jeune homme, du nom de John Openshaw, se présente au 221b, Baker Street avec une bien étrange histoire.

http://juneandcie.com

Salut et à bientôt.